AUTOPSIE D’UNE ERREUR

vendredi 27 mai 2016

Ce matin, j’ai commis une erreur. Une erreur qui, heureusement, ne devrait pas engendrer de dommages collatéraux (dont je tairai les détails, car là n’est pas le point de ce que je m’apprête à écrire). Or, le sentiment de culpabilité est quelque chose qui a toujours eu une très grande facilité à faire son apparition chez moi et qui, une fois installé dans mon esprit, refuse de s’en aller avant un petit bout de temps. Alors ce matin, je prends le taureau par les cornes et je profite de l’occasion fournie par cette faute pour effectuer l’autopsie des différents paliers d’émotions qui ont fait surface quand on m’a fait réaliser que j’avais dépassé les limites… Et les étapes franchies pour réparer mes torts.

Le wake-up call

1. L’erreur : un commentaire négatif de trop passé à quelqu’un à propos de quelque chose, dans l’optique de le faire rigoler, mais qui, à répétition, pouvait s’avérer blessant.

2. Pourquoi était-ce une erreur ? Car le commentaire n’était non seulement pas nécessaire, mais également non-fondé, basé simplement sur une opinion personnelle, que je n’avais pas besoin de partager à outrance et qui pouvait avoir un impact négatif sur une personne que j’estime énormément.

3. Wake-up call : cette personne en question m’a fait part de l’impact sur sa journée qu’avaient eu mes paroles.

Les réactions intérieures

1. La défensive (ego talk). Essayer de me justifier intérieurement sur le comment du pourquoi de cette bêtise et de me convaincre que ce n’était pas une erreur.

2. Reconnaître qu’effectivement, malgré toutes les excuses que j’essayais de m’imaginer pour justifier mes paroles, j’étais dans l’erreur.

3. Me sentir vraiment, mais vraiment mal. Me dire que j’avais été monstrueuse et que ça n’avait pas de bon sens, que je n’aurais jamais dû faire ça, regretter, m’en vouloir, m’auto-flageller…

4. Relativiser. Cesser de m’auto-flageller parce que ça ne sert évidemment pas à grand-chose à part faire diminuer mon estime de moi. Me dire que oui, j’avais fait une erreur et que j’avais fait de la peine à quelqu’un, mais que cela ne faisait pas de TOUTE ma personne une mauvaise personne, et qu’on avait à faire à un élément isolé.

5. Pousser la réflexion un peu plus loin. Sur les bases de quels feelings dissimulés ce que j’ai dit a-t-il pu naître ? La frustration ? L’envie ? La jalousie ? La condescendance ? Le souhait de me rendre intéressante ? Essayer de me servir de cette erreur pour prendre le pouls de mes humeurs du moment et de ses causes possibles. Afin de ne pas en rester là.

6. Décider de faire tout en mon possible pour réparer mes torts auprès de la personne aimée.

Les pas

1. Reconnaître auprès de la personne en question qu’effectivement j’avais fait une erreur.

2. Lui faire part que j’en étais sincèrement désolée et que mon intention n’était pas de lui faire du mal.

3. Un petit pas de côté cherche à me faire dévier de ma trajectoire : Oh, oh, je sens une rébellion de l’égo qui me fait d’abord dire à cette personne qu’elle aussi avait parfois agi de la même façon envers moi (ça, c’est vraiment l’égo qui continue à se débattre pour voir s’il lui reste une dernière chance d’essayer de prouver qu’il n’était pas complètement dans le tort). Or, cet argument n’est pas pertinent, car c’était à moi d’exprimer mon émotion à la personne en question au moment où elle était survenue. On ne se défend pas avec le passé. On règle le passé pour ne pas avoir à l’utiliser plus tard. Il faut être à jour dans notre communication avec ceux qu’on aime pour éviter les escalades conflictuelles.

4. Faire taire l’égo lorsque l’on sait qu’on est réellement dans le tort.

5. Demander pardon

Move on

1. Quand le pardon est accordé (s’il ne l’est pas, c’est une autre histoire qui pourrait faire l’objet d’un autre papier), remercier et fermer la porte de l’évènement. Continuer ma journée.

2. Faire de mon possible pour ne plus commettre à nouveau la même erreur.

3. S’il m’arrivait de la reproduire une autre fois, recommencer le processus. Par contre, si je la reproduisais à répétition, peut-être devrais-je reconnaître l’existence d’un pattern et, pour maintenir de bonnes relations avec les gens que j’aime, accepter d’avoir probablement un petit truc à régler avec moi-même, et entreprendre les démarches nécessaires en vue de le faire…Encore une fois, faire taire l’égo. Moi, je crois qu’on peut changer, si on le veut bien évidemment !

À noter que si je m’étais faite accuser ou blâmer de quelque chose à tort, ça aurait été une toute autre histoire. Rien ne sert de s’excuser ou de s’en vouloir pour des crimes que l’on a pas commis. Mais ici, Mesdames et Messieurs, force est d’admettre que j’avais bel et bien tort… Sur ce, je m’en vais courir dehors pour digérer tout ça. Allez, on passe à autre chose et on essaie de ne plus recommencer !

PS: On finit toujours par apprendre de nos erreurs.

florence

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