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Biographie

Chaleur, raffinement, maturité, émotion. Ce sont les quatre mots phares qui ont teinté la jeune mais chargée carrière de Florence K; une carrière qui a pris ses souches a même sa famille. En effet, le «K » de Florence vient de son papa musicien, Hany Khoriaty, et c’est avec sa maman, Nathalie Choquette, que Florence fera ses premières tournées en tant que choriste. Formée toute jeune en chant classique, la jeune artiste étudiera plus tard les langues, une passion qui s’entend à travers tous ses albums, puisque ses chansons voguent élégamment de l’Espagnol au Français, en passant par l’Italien. Mais revenons à l’histoire avec un grand « H ». Florence, donc, après avoir tourné un peu partout dans le monde avec sa mère, est de retour à Montréal et s’initie plus sérieusement au piano, en jouant au Stash Café quatre fois par semaine. Elle n’est âgée que de 18 ans, et déjà, son impressionnant répertoire vogue entre la bossa nova et le blues, le jazz et la musique pop, signe d’une précoce maturité musicale.

Octobre 2003 marquera un nouveau tournant pour Florence K, puisqu’elle fonde les Productions Red Blues en collaboration avec Pierre Deslauriers. C’est toujours sous cette bannière qu’elle évolue aujourd’hui, en y faisant paraître tous ses disques. Une rare indépendance dans le milieu musicale, et une vision franchement avant-gardiste. Côté musique, c’est avec un album live que Florence K fait son entrée sur la scène musicale : Live au Lion d’or est le document d’un concert mémorable donné par l’artiste en novembre 2004. L’album paraît en mai 2005 et Florence commence à laisser sa marque, tant chez le public que dans les médias. Un an plus tard, elle persiste et signe et présente Bossa Blue, où la musicienne a aussi pris le rôle de co-réalisatrice. Le savant mélange de blues, bossa nova et jazz qui a fait sa marque connaît un succès critique et populaire : à peine âgée de 23 ans, Florence remporte son premier disque d’or (50 000 copies vendues) et se produit au Festival international de jazz de Montréal. On l’y retrouvera un an plus tard pour 3 soirs à guichets fermés au TNM. 2007 se continue dans les honneurs, puisque la musicienne assure la première partie de Patrick Bruel en plus de se produire à l’ADISQ et d’y remporter un Félix dans la catégorie Album de l’année – Musiques du monde. L’artiste retourne à Paris où elle reçoit un chaleureux accueil, et termine cette faste année en donnant le coup d’envoi aux célébrations du 400e de Québec, le 31 décembre.

2008 commence tout comme 2007 s’est terminé : sans répit. La jeune femme séduit les foules un peu partout dans le monde : elle se produit entre autres avec Isabelle Boulay et Bernard Lavilliers en Europe. Le 6 novembre, Florence lance La historia de Lola, un album magistral aux accents salsa, bossa nova et blues. Fortement influencée par la musique brésilienne et la musique cubaine, elle laisse la belle part à ces sonorités et s’offre même les services d’une section cubaine lors de l’enregistrement. L’album lui vaut à nouveau le Félix de l’Album de l’année dans la catégorie Musiques du monde et est aussi certifié or.

Florence K se réclame de toutes les cultures et prouve qu’on peut habilement mélanger les genres. C’est en partie cette ouverture sur le monde qui lui a valu d’être nommée ambassadrice d’UNICEF Québec, mais surtout, son désir de sensibiliser la population québécoise au sort de milliers d’enfants démunis.

On peut retrouver sur la compilation « Lola Blue » les grands moments de ces deux parutions précédentes. Cet album a été spécialement conçu pour présenter l’artiste sur les marchés à l’extérieur du Canada.

Un album du temps des fêtes intitulé Havana Angels, enregistré à la Havane avec de jeunes musiciens cubains sortira le 2 novembre 2010. Co-réalisé avec Osvaldo Montez, Havana Angels est l’aboutissement de la trilogie Havanaise de Florence K. On y retrouve des classiques de Noël revisités, et des œuvres originales de l’artiste, un duo musical avec le guitariste Jesse Cook et une rencontre vocale avec l’ensemble traditionnel cubain Sintesis.

Si on se fie au parcours atypique de la jeune artiste, on peut d’ores et déjà affirmer qu’elle nous réserve encore plus de grandiose et de beauté pour les années à venir.